Le Centre Aude d’Étude de la Nouvelle

[…] le CAEN constitue un fonds documentaire (œuvres, ouvrages pédagogiques et issus de la recherche, données informatiques) qui seront mis à la disposition d’étudiants des collégiens désireux de s’initier à la recherche et des universitaires devant mener des travaux sur le genre de la nouvelle.

En 1980, les prix littéraires étaient déjà nombreux au Québec. Tous les genres étaient représentés et les meilleurs auteurs récompensés – tous, sauf le genre de la nouvelle.

Consciente de ce fait, l’auteure et éditrice Simone Bussières, alors présidente de la section de Québec de la Société des écrivans canadiens, fonde un prix de la nouvelle auquel elle donne le nom d’une écrivaine dont le recueil La nuit ne dort pas avait mérité à son auteure, Adrienne-Choquette, le prix de la Province de Québec.

L’accueil réservé au prix Adrienne-Choquette fut marquant. La qualité du premier recueil primé, Le surveillant de Gaëtan Brulotte, contribue sans nul doute à ce succès. Les lauréats des années suivantes, indiscutablement des écrivains de premier plan, ont permis d’asseoir une solide réputation, basée sur l’exigence de qualité, qu’atteste la non-attribution du prix certaines années. En 1996, pour des raisons d’ordre financier, le prix est suspendu, mais relancé dès 2000 par l’association des Écrivains francophones d’Amérique.

Depuis 2010, le prix est administré par le Centre Aude pour l’étude de la nouvelle (CAEN), sis au Cégep Garneau à Québec. Le prix récompense toujours le meilleur recueil de nouvelles écrit en français par un écrivain canadien et paru au Canada l’année précédente. Depuis 2020, la Ville de Québec contribue à la santé financière du prix en versant annuellement la bourse de mille dollars (1 000 $) au récipiendaire.

Prix Adrienne-Choquette

Le prix littéraire Adrienne-Choquette 2020 va à Geneviève Boudreau

Le premier recueil de nouvelles de Geneviève Boudreau, La vie au-dehors, se voit honoré du prix littéraire Adrienne-Choquette, une récompense qui distingue l’art du bref depuis 1981. Paru en août dernier aux éditions Boréal, le livre de vingt-huit nouvelles, qui est la première œuvre de fiction de Geneviève Boudreau, qui avait auparavant publié de la poésie, fait état de scènes rurales avec une vive précision d’où ressort une puissance poétique qui exprime la fragilité des existences.

« Il regarde dehors. Se concentre sur les champs : un vent discret balaie les herbes, lui rappelle la mer, enfin, lui fait se l’imaginer. Il ne l’a jamais vue autrement que sur l’écran de la télévision, dans les films du samedi après-midi. Le mouvement des graminées forme des arêtes tranchantes qui simulent des vagues, d’énormes cicatrices sur le pré. »


Le jury était composé cette année des auteurs Simon Brousseau, Morgan Le Thiec et Mélissa Verreault. Les autres finalistes étaient Corinne Larochelle pour Pour cœurs appauvris (Le Cheval d’août), David Clerson pour Dormir sans tête (Héliotrope) et En savoir trop de David Bélanger (L’instant même). Le prix est administré par le Centre Aude pour l’étude de la nouvelle (CAEN) et est habituellement remis au Salon international du livre de Québec. La lauréate reçoit une bourse de 1000$ donnée par la Ville de Québec.

Derniers finalistes et récipiendaires